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Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme?

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2006/03/17 16:51:50 (permalink)

Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme?

Quelles sont les raisons pour lesquelles l'Eglise Catholique Romaine censure la place de la femme et lui assigne des rôles aussi limités?

René
post edited by Admin - 2006/03/17 17:03:13

11 Replies Related Threads

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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2006/03/17 16:55:51 (permalink)
    Cher René,   Je trouve votre question très pertinente. Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles l'Eglise Catholique Romaine censure la place de la femme et lui assigne des rôles aussi limités.

     Une des premières raisons est une raison historique : le Droit Canon de l'Eglise s'inspire du Droit Romain qui s'inspire de la philosophie grecque. La place de la femme était dans ces sociétés-là, extrêmement restreinte. Dans la société juive traditionnelle, elle l'était aussi et chez les égyptiens également. On a longuement même débattu, au sein de l'église pour savoir si oui ou non la femme était un être humain et si oui ou non elle avait une âme...

    Vous trouverez, dans notre site, une abondante documentation là-dessus et vous comprendrez, qu'au delà de ces raisons historiques, il y a des raisons anthropologiques également et sociologiques. Vous verrez également que plus aucune de ces "raisons" ne tient encore aujourd'hui la route, mais... Mais... l'Eglise est une très lourde machine à faire bouger: elle a peur, en évoluant, de perdre son identité, sa spécificité et elle craint aussi de s'aliéner des fidèles.

    En effet, les fidèles de l'Eglise catholique sont de deux sortes : les progressistes qui, comme vous et nous aimeraient bien que l'Eglise soit plus en phase sur son époque, qu'elle reflète davantage les dernières découvertes historiques, sociologiques et scientifiques et les traditionalistes qui se réfugient derrière les arguments que Dieu a voulu ceci ou cela et qu'il faut suivre Sa volonté et ne pas faire évoluer une tradition qui a été fixée plus par les clercs que par Jésus lui-même. Ils ont beau jeu d'interpréter à leur profit les Ecritures mais, pour l'instant, ils ont le vent en poupe.

    Pourquoi ?

    IL faut élever son regard et voir quelles sont les tendances dans beaucoup d'autres religions, particulièrement dans l'Islam et dans les religions orthodoxes. Actuellement, l'Islam fondamentaliste, celui de la charia, se répand beaucoup chez les défavorisés du monde : c'est une religion qui gagne du terrain. Or la femme n'est considérée dans cet Islam-là que comme une reproductrice au service de l'homme. Ce n'est pas vrai dans l'Islam véritable, mais je parle de l'Islam qui gagne du terrain partout, pas de l'Islam des intellectuels éclairés!

    L'Eglise orthodoxe elle, s'est mise au service du pouvoir en Russie et ce pouvoir est assez traditionnellement misogyne, mais les églises russes débordent de fidèles... Donc, il y a aussi un aspect politique à l'attitude de l'Eglise Catholique vis-à-vis des femmes.

     Il y a enfin les femmes elles-mêmes, surtout les femmes plus âgées qui forment la majorité des fidèles dans l'Eglise Catholique. On leur a tellement enfoncé dans la tête qu'elles devaient être aussi obéissantes, que la Vierge Marie, qu'elles devaient se taire et se contenter de remuer toutes choses dans leur coeur sous peine de ne pas être de bonnes chrétiennes, qu'elles meurent de peur de changer et n'osent même pas imaginer qu'un jour,  l'une d'entre elles pourrait avoir la vocation et être un bon prêtre, au service des autres, aussi bien que leur contrepart masculine...On leur a complètement occulté l'audace de Marie, qui, à son époque a accepté le message de l'Ange et a dit son "oui/fiat" sans courir en référer aux autorités ecclésiastiques du temple!

     Il y a beaucoup de travail à faire pour faire évoluer les mentalités dans l'Eglise, c'est à quoi nous nous attelons dans "womenpriest". Nous essayons de vous donner un état de la question, des références historiques, des documents et de l'aide. Je ne peux que vous engager à continuer à nous écrire et à aller voir notre site. C'est vrai que votre contribution serait plus que bienvenue car, si nous sommes tous bénévoles (c'est dire combien nous croyons à ce que nous faisons!) la location de notre bureau en Angleterre, le maintien des ordinateurs et les frais d'administration sont très lourds et nous ne fonctionnons que grâce à la générosité de ceux qui apprécient le sérieux de notre travail.
    Toutou
    post edited by Toutou - 2006/03/17 17:04:19
    #2
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2006/03/17 17:11:26 (permalink)
    Bonjour Toutou, Je suis très heureux que vous m'ayez répondu si vite. J'ai bien lu votre synthèse. Au risque de choquer", je vous livre avec confiance les prémices de l'évolution de mon analyse.

    Avec le déclin de l'empire romain, se crée une grande instabilité dans tout cet espace géographique; l'idéologie dominante (l'Empereur déifié) ne tient plus, mais avec Constantin,qui voit dans le Christianisme, l'éventuelle opportunité d'un ciment politico-social, l'eglise romaine devient le vecteur d'un nouvel ordre moral , politique et économique; la démarche s'apparente à une réforme.
      Beaucoup d'auteurs, à commencer par Hannah Arendt, Simone Weil... donnent une place toute spéciale aux ingrédients minimum à la la construction/élaboration d'une idéologie: Une mythologie pour les racines, un contrôle de la pensée  pour contrer les "déviationnismes" et une capacité économique pour mettre en place tout cela.Ce dernier point est littéralement le nerf de la guerre ou de l'enjeu.
    Or, ce qui a été principalement encouragé , ce n'est pas la constitution d'un clergé séculier, mais bien un clergé régulier et dans ce clergé régulier, la femme est l'atout maitre.Si vous regardez les trois voeux; obéissance, chasteté et pauvreté, on peut voir leur articulation comme cela:la femme sans descendance permet de mettre à disposition d'autre chose sa part d'héritage (Transmission du patrimoine réelle même dans une societé de type pariarcale), mais il ne faut pas que la femme "dépense ", dilapide ce potentiel; elle pourrait le faire, alors on contre cela par le voeu de pauvreté; mais le voeu de pauvreté, ca va et ca vient, c'est contextuel, alors il faut faire intervenir le voeu d'obéissance et ce dernier est trés puissant, il met à l'index le doute.
      Vous retrouvez dans  toutes les idéologies totalisatrices cette trilogie qui permet une captation du potentiel économique.D'ou, primo, l'interdiction instituée du mariage et secundo la même interdiction instituée d'interpreter la Parole par le moyen du refus de l'accés pour la femme, au statut de prêtre, encore récemment réaffirmée par Rome dans l'instruction Rédemptionis machin.

    Je pourrais encore developper cette hypothése, ce qui est dramatique, et vous le soulignez bien, c'est que toute la philosophie judéo-chrétienne et islamiste a réussi à convaincre la femme de la pertinence de cette trilogie; je crois que cela a pu se faire parce que la femme y trouvait un intérêt; mais là je suis un peu court en pourquoi, peut-être parce que la femme détient quand même un pouvoir non édiatisé, celui de la régulation de l'homme et surtout d'être dans la dualité ,celle à qui Dieu a confié la capacité à la reproduction de l'espéce. Cette derniere prérogative lui donne objectivement,corrélativement et anthropologiquement la capacité à "créer du nouveau" .

    Je pense que c'est pour cela que s'établit un compromis: la femme sait bien qu'au bout du compte, c'est elle qui a l'ultime droit de véto.Ca c'est une fierté qui est trancendante à
    beaucoup d'humiliations. Je vais vous laisser, maintenant. Vous me direz si cette manière de poser cette hypothése de refus d'accorder à la femme sa juste place dans l'Eglise est compatible avec le cheminement et les actions de womens priests. Amicalement .   René
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2006/03/17 17:20:50 (permalink)
    Cher René,
    Votre analyse est très subtil. J'espère que vous continuez de nous envoyer des pensées aussi pertinentes!   Nous avons beaucoup de textes en anglais, en néerlandais, en allemand et ce serait bien d’en avoir un peu plus en français car je vois que vos pensées sont parallèles aux nôtres, avec un aspect un peu plus politique que théologique.

     C’est très bien car l’Eglise Institutionnelle, bien qu’elle s’en défende, a toujours eu un aspect politique et a toujours été un instrument de pouvoir. C’est vrai de l’Eglise Catholique, mais c’est également vrai dans beaucoup d’autres églises et religions.

    C’est tout aussi bien vrai que la femme a trouvé ( et trouve) un intérêt à être « ordonnée » au rôle de régulatrice de l’homme et de reproductrice. Mais nous nous battons ici pour  qu’elle obtienne sa liberté de choix du rôle qu’elle veut  et peut jouer ; nous luttons pour que chaque femme puisse utiliser tous ses charismes comme elle le sent et se rendre utile aux autres dans le domaine où elle est le plus épanouie et où elle peut le mieux servir sa communauté Cela peut inclure la prêtrise si elle sent en elle la vocation et si sa vocation  est enfin reconnue par ses contemporains.

    C’est un travail de longue haleine.

     Il s’agit de rien moins que de préparer les esprits et les mentalités au fait que la femme est un être libre de se définir et d’élargir ses champs d’action au profit de l’humanité et pas à son détriment  comme certains veulent le faire croire.

    En fait, il s’agit de savoir dans quelle mesure, la femme peut elle-même se définir comme un être humain complet, dans la liberté que lui a donnée son Créateur. Vaste programme ! Je vous remercie d'avoir écrit dans notre Table Ronde!
    Toutou
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2006/10/28 18:54:42 (permalink)
    Je me permet de vous écrire pour vous informer qu'il y aura  toujours de bon catholique dans l'Eglise pour lutter contre vos idées qui ne sont
    pas dans la Véritée.
     
    J'ai 22ans et je ne comprend pas pourquoi vous ne faite pas votre eglise si vous n'etes pas en accord avec le Pape (vicaire du Christ) et les Dogmes de l'Eglise de Dieu.

    Chacun sa place la femme donne la VIE ! c'est la plus belle chose qu'il y a au monde.

    Je pris pour que vous reveniez a la Véritée.
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2006/10/28 18:58:01 (permalink)
    Cher ami,
     
    Nous ne sommes ni intégristes, ni fanatiques ni  fondamentalistes. 
    Nous n'avons pas d'allégeance à l'Opus Dei ni à un mouvement 
    charismatique exalté.
    Réfléchir, penser, évoluer, provoquer des prises de conscience, cela 
    fait partie des dons que Dieu a accordé aux êtres humains.
    La vie est donnée par le femme ET l'homme et ils en sont également 
    responsables . Les êtres humains ne jouent pas de rôles, ils SONT et 
    ils se font selon leurs désirs et leurs charismes propres.
    Si une femme ressent l'appel de Dieu qui lui demande de servir, elle 
    répondra à cet appel-là et pas à ce qu'un humain pourra lui dire.
     
    Que la prêtrise soit exercée par un homme ou une femme, n'est pas une 
    affaire de dogmes, mais une tradition qui peut évoluer parce qu'elle 
    est humaine et non divine et que l'Eglise est 'de Dieu' mais aussi  une institution humaine avec ses failles.

    Si vous avez parcouru notre site, vous verrez que nous sommes 
    respectueux du Pape et catholiques romains et que nous tenons à le 
    rester, mais que nous pensons que le Pape se trompe en s'accrochant à 
    une tradition théologiquement douteuse. Nous le prouvons par de 
    nombreux textes et de nombreuses analyses.
    Il n'est pas interdit de dire au Pape qu'il se trompe : Catherine de 
    Sienne, docteur de l'Eglise l'a bien fait en son temps...
    Il n'est pas interdit non plus de réfléchir quand on est catholique 
    et de critiquer d'une manière constructive : la foi ne doit pas 
    empêcher de penser aussi car si vous refusez de penser, vous risquez 
    de devenir la proie de fanatiques dangereux.
    Je vous conseille de passer du temps à lire notre site et à 
    participer à nos forums et vous remercie de prier pour nous. Nous 
    prierons également pour vous.
    Toutou
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2007/09/05 12:24:26 (permalink)
    J'ai, par hazard, visité le site de www.womenpriests.org. Mes yeux ont presque éclaté en dehors de ma tête. Vous disez que vous êtes des Catholiques pratiquants et fidèles, mais comment est-ce possible quand vous parlez publiquement contre votre Sainte Église Catholique? Je veux vraiment savoir comment que vous vous voyez encore en communion avec l'Église en étant contre un des enseignements de l'Église qui ne va jamais changer, contre le Pape lui-même, et tous les fidèles de l'Église! Je ne veux pas vous condamner, mais je sais avec certaineté (en union avec les enseignements de l'Église) qu'être contre l'Église dans une matière si sérieuse que ça, c'est un péché très grave. Alors ma question est: comment croyez-vous encore en union avec l'Église??
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2007/09/05 12:32:12 (permalink)
    Cher ami,

    Faire partie de l'Eglise Catholique n'implique pas que l'on aliène son intelligence et son esprit critique et ce n'est pas parce que le Christ nous compare aux brebis d'un troupeau que nous sommes vraiment des animaux bornés ni que nous sommes un troupeau.

    Nous aimons notre église, mais en femmes et hommes a qui le Christ a reconnu la liberté et le discernement et nous ne devons pas nous taire quand, en conscience, nous voyons que la hiérarchie ecclésiastique se trompe ou nous force à accepter ce qui est à l'exact opposé de la Parole du Christ dans l'Evangile. Nous avons le devoir moral de le dire.

    Les raisons pour notre décision de 'parler haut' sont expliquées ici:
    http://www.womenpriests.org/fr/teaching/speak.asp

    Le péché, à notre estime, serait dans le silence et l'acceptation aveugle de ce qui nous paraît inacceptable, c'est à dire, de ce qui est contraire à la dignité de l'être humain. C'est avec une Eglise qui prend cela en compte que nous sommes en union, la vôtre, j'espère.

    Toutou
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2008/07/10 17:16:55 (permalink)
    La Femme-Prêtre


    Tout d'abord, le choix des hommes dans la tradition de l'Église Catholique pour la prêtrise n'est pas doctrinal, mais purement disciplinaire, car sous le regard de Dieu, il n'y a ni homme, ni femme. Le sacerdoce est conféré à l'âme et l'Église Catholique a toujours enseigné que l'âme n'a pas de sexe et qu'au ciel nous sommes comme des anges.

    Et même Sainte Thérèse de l'enfant Jésus avait le désir de la prêtrise. Et un Saint normalement ne désire pas en ce monde ce qui est contraire à la Foi catholique.

    Voici ce qu'elle dit sur le sujet qui nous concerne:





    Citation:

    "Être Votre épouse, ô Jésus! être carmélite, être par mon union avec Vous, la mère des âmes, tout cela devrait me suffire. Cependant, je sens en moi d'autres vocations; je me sens la vocation de guerrier, de prêtre, d'apôtre, de docteur, de martyr... La vocation de prêtre! Avec quel amour, ô Jésus, je Vous porterais dans mes mains, lorsque ma voix Vous ferait descendre du ciel! Avec quel amour je Vous donnerais aux âmes!...." Sainte Thérèse de l'enfant-Jésus (Docteur de l'Église), histoire d'une âme, chapitre XI.

    Au Procès de béatification et de canonisation, Soeur Geneviève de la Sainte Face témoigne: "Au courant de l'année 1897, soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus me dit, bien avant d'être malade, qu'elle s'attendait bien à mourir cette année; en voici la raison qu'elle me donna... "Voyez-vous, me dit-elle, le Bon Dieu va me prendre à un âge où je n'aurais pas eu le temps d'être prêtre."(13) A la fin, elle se disait "heureuse de mourir à vingt-quatre ans, parce que, avant cet âge, on n'est généralement pas ordonné prêtre. Le Bon Dieu, en me rappelant à Lui, m'épargne le chagrin d'avoir vécu sans l'être, et celui de vivre sans l'espoir de le devenir jamais."(14)

    La pensée que sainte Barbe avait porté la sainte communion à saint Stanislas Kostka la ravissait: "Pourquoi pas un ange, nous disait-elle, pas un prêtre, mais une vierge? Oh! qu'au ciel nous verrons de merveilles! J'ai dans l'idée que ceux qui l'auront désiré sur la terre jouiront là-haut des privilèges du sacerdoce."(15)

    (13)Procès de béatification et canonisation de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, Rome, Bibliotheca Carmeletica, 1973, Document I, Témoin 4, p. 305.
    (14) Souvenirs inédits, dans Esprit de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Office central de Lisieux, 1930, chap. 2, p. 70.
    (15) Conseils et Souvenirs, recueillis par Soeur Geneviève de la Sainte Face, Office Central de Lisieux, 1952, 2e éd., p. 87.

    Cependant le contexte actuel, nous oblige à restreindre leur ministère, c'est-à-dire qu'elles ne pourraient pas faire de sermon pendant la messe du dimanche, devant des hommes. Elles ne pourraient pas entendre en confession des hommes, mais seulement des femmes. Il doit y avoir une réelle séparation des hommes et des femmes dans leurs ministères. Et je crois qu'il serait avantageux pour les femmes et pour le prêtre masculin que la confession des femmes soit entendue par une femme prêtre, surtout lorsqu'il s'agit de pécher qui concerne l'impureté, afin de ne pas attiser les passions de l'un et de l'autre.

    Ensuite, lorsqu'on s'oppose à l'ordination des femmes on oublie vite le rôle prééminent de la Très Sainte Vierge Marie, la Reine des Apôtres.





    Citation:

    La fonction primordiale du prêtre est d'intercéder pour l'humanité en offrant la sainte Victime Jésus à Son Père. Or, si Dieu pensait, comme certains hommes d'Église, qu'une âme incarnée dans un corps de femme ne peut remplir cette fonction sacerdotale, aurait-il précisément choisi de venir en ce monde par une femme, la Très Sainte Vierge Marie?

    Non seulement a-t-Elle formé l'Homme-Dieu dans Son sein, mais Elle L'a aussi constamment offert au Père, non seulement sous les accidents eucharistiques, mais sous les accidents physiques de Son Humanité. Debout au pied de la Croix, Celle qui, à juste titre, est appelée la Corédemptrice et la Médiatrice de toutes les grâces, y compris la grâce de l'ordination sacerdotale, Marie a agi "in persona Christi" comme le prêtre le fait au moment le plus solennel de sa fonction sacerdotale, à savoir la Consécration de la Messe, renouvellement du sacrifice du Calvaire.

    En effet, s'il y eut jamais une personne humaine qui ait put dire, presque en vertu de Son essence: "Ceci est Mon Corps, ceci est Mon Sang", désignant par ces mots le Corps et le Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c'est bien la glorieuse Vierge Marie. Son sacerdoce, pour ne pas être sacramentel, est cependant comparable à celui du Christ Lui-même. Extrait tiré de ce site: http://www.magnificat.ca/fran/pretrise.htm


    Marie Femme prêtre :





    Citation:

    “Marie est la prêtresse [sacerdotissa] de justice parce qu’elle n’a pas épargné son propre Fils, non pour témoigner des souffrances de son Fils, mais dans la perspective du salut de la race humaine, prête à offrir elle-même le Fils de Dieu pour le salut du monde.” St Antoine de Florence (1389 - 1459), Summa Theologica Moralis, IV, Tit. 15, c. 3, §3.

    “Offrez votre Fils, ô Vierge sacrée et présentez au Seigneur le fruit béni de vos entrailles. Offrez pour notre réconciliation à tous cette hostie sainte, agréable à Dieu. Le Père acceptera pleinement l’oblation nouvelle, l’hostie très précieuse dont il a dit lui-même : ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour.’ ” (Mt 3, ). St Bernard de Clairvaux (1090 - 1153), “In Purificatione Mariae”, Sermo III, in Sancti Bernardi Opera Omnia, ed. J. Mabillon, Paris 1982, p. 370 col. b.

    “Après que la vierge sacrée soit arrivée à l’autel, s’étant agenouillée, enflammée par le Saint-Esprit plus qu’un séraphin, et tenant son fils dans ses mains, elle l’offrit comme un don et un sacrifice acceptable à Dieu en priant ainsi : ‘Acceptez, Père tout-puissant, acceptez cette oblation que je vous présente pour le monde entier, moi votre servante. Acceptez maintenant des mains de votre servante ce sacrifice très saint du matin, qui vous sera offert sur les bras de la croix comme sacrifice du soir. Daignez jeter un regard Père très saint sur ce que je vous présente et daignez être attentif à la raison pour laquelle je vous l’offre.’ ” St Thomas de Villeneuve (1486 - 1555), “Concio I in Purificationem”, Opera, Manila 1883, vol. 4, p. 397.


    "Ayant tous été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n'y a plus parmi vous ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme; car tous vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus. (Gal. 3, 27-28 )


    C'est quoi qui donne à l'homme sa capacité d'effectuer le Saint Sacifice? Son sexe? Sa barbe au menton? Son poil sur sa poitrine? Il ne faut pas penser selon la chair, mais selon l'esprit. Ce n'est pas les caractéristiques physiques d'un homme qui nous rendent dignes de consacrer l'ostie. Le sacerdoce est administré à l'âme de la personne et non au corps d'un homme. Nous savons qu'il y a plusieurs femmes stigmates dans l'Église Catholique. Et le stigmate reproduit le crucifiement de Jésus-Christ en sa chair alors que le prêtre reproduit le crucifiement de Jésus-Christ sur l'autel pendant la messe. Alors, c'est quoi la différence? Tout les deux sont un renouvellement du saint sacrifice au calvaire.


    Cependant, c'est vrai que l'idée d'avoir des femmes prêtre dans l'Église Catholique est nouvelle, mais comme dirait Jésus, je ne suis pas venu abolir la loi ou la doctrine, mais la parfaire. Il ne faut pas s'attacher à de la discipline, mais à la doctrine. La discipline de l'Église évolue sans cesse selon le contexte social de l'Époque. Lorsque sous l'ancienne loi, on interdisait de manger du cochon, est-ce que cela signifiait que les juifs étaient dans l'erreur? NON Autrefois, l'Église Catholique interdisait aux laïcs de lire la bible, est-ce que cela signifiait qu'elle était dans l'erreur? NON Lorsque Saint Pie X permis la communion aux jeunes enfants, est-ce que cela signifiait que l'Église était dans l'erreur de l'interdire avant lui? NON Sans parlé du baptême des enfants qui a été inauguré que dans le deuxième siècle et que cette pratique fut généralisée que vers le XII siècle. Est-ce condamner l'Église lorsqu'on améliore la disciple? NON

    "Ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux, ce que vous délierez sur la terre sera délié dans les cieux" (Mt.18, 18 )





    Citation:

    Jusqu'au XVIIe siècle, l'Église ne permettait aucun apostolat extérieur aux Religieuses; elles ne pouvaient absolument pas sortir du cloître. C'est Saint Vincent de Paul qui, en 1633, ouvrit une nouvelle voie en fondant l'Institut des Filles de la Charité. Il tenait à en faire une Communauté religieuse, mais sans clôture. L'idée était si nouvelle que, pendant neuf ans, les Filles de la Charité vécurent la vie religieuse tout en accomplissant leurs oeuvres de charité, mais sans pouvoir prononcer de voeux. Elles ne furent autorisées ensuite qu'à des voeux annuels; l'Institut ne reçut l'approbation officielle de Rome qu'en 1668, soit huit ans après la mort du saint fondateur. Grâce à Saint Vincent de Paul, mais non sans grandes oppositions de toutes parts, une nouvelle vocation était désormais ouverte aux religieuses: elles pouvaient travailler directement dans la société. Extrait tiré de ce site: http://www.magnificat.ca/fran/pretrise.htm

    Est-ce que Saint Vincent de Paul a condamné plus de 1500 ans d'histoire de l'Église en agissant ainsi?
    Et bien, c'est la même chose qui se produit avec l'idée de la Femme-Prêtre. L'opposition est grande, mais il n'y a aucun fondement doctrinal pour justifier cette opposition. Il y avait dans l'Église et encore aujourd'hui beaucoup de préjugés vis-à-vis les femmes.

    Que pouvons-nous penser de St-Thérèse d'Avila dont les hommes d'Église de l'époque qui la persécutaient sans cesse en disant d'elle qu'elle manquait d'humilité et que sa condition de femme ne lui permettait pas d'enseigner les autres, soit des hommes. C'est à cause de ces persécutions qu'elle dira ceci:





    Citation:

    "O Seigneur, lorsque Vous avez passé sur la terre, Vous n'avez point abhorré les femmes... Vous avez trouvé en elles le plus grand amour et beaucoup plus de foi que chez les hommes... Serait-il donc vrai que nous ne devions rien faire qui vaille pour Vous en public, que nous ne devions jamais adresser au monde de reproches et nous contenter de pleurer ses torts en secret?... Serait-il vrai que Vous n'écouterez pas la supplique si légitime que nous Vous adressons? Pour moi, Seigneur, je ne puis le croire, parce que Vous êtes bon et juste. Vous êtes le juste Juge. Vous ne ressemblez pas aux juges de la terre..." (Sainte Thérèse d'Avila, Chemin de la Perfection, ch. III, p.33-34 -- Oeuvres complètes, trad. P. Grégoire de Saint-Joseph, O.C.D., ed. de la Vie Spirituelle, Desclée et Cie, 1931)

    "le royaume de Dieu est semblable à un homme qui sort de son trésor des choses nouvelles et anciennes". (Mt. 13, 52)

    Un autre exemple théologique:

    Le corps d'Eve a été conçu à partir du corps d'Adam (soit, la fameuse côte d'Adam). Autrement dit au début de la création, il n'y avait qu'un seul corps et un seul esprit. L'esprit de Eve n'était pas plus différent que celui d'Adam, car leur esprit respectif avait pour source Dieu et Dieu n'a qu'un seul esprit à transmettre, soit le sien. L'esprit de Dieu n'a pas changé, alors que celui de la femme a subi plusieurs transformations au fil du temps à cause du péché (ainsi que celui de l'homme). Mais un Saint a le même esprit que le Christ, qu'il soit une femme ou un homme, ils sont UN dans le Christ. Autrement dit, ce n'est plus la femme qui vit en elle, mais le christ. C'est pour cela que sous le regard divin, il n'y a ni femme, ni homme. Et le sacerdoce est appliqué à l'esprit, à l'âme et non au corps. Le Bon Dieu ne fait pas de distinction entre les deux sexes. Le père éternel tout ce qu'il recherche en nous, c'est une reproduction de son fils, que vous soyez un homme ou une femme. Et le sacerdoce de prêtre facilite cette union dans le christ, car il y a une plus grande participation à la rédemption dans ce renouvellement du sacrifice au calvaire et la célébration de la messe est la reine de toutes les prières. Alors, croyez-vous qu'on peut sincèrement refuser ce don inestimable aux femmes?

    C'est la loi qui rendait le sacerdoce des femmes invalide et illégal et non la doctrine catholique. C'était un choix disciplinaire, tout simplement. Mais, la plus grande erreur de Jean-Paul II et de nombreux théologiens c'est d'avoir confondu cette discipline pour de la doctrine. Ils ont mélangé les deux et maintenant à cause du décret de Jean-Paul II, ils peuvent difficilement réparer cette erreur. Ils ont coulé dans le béton doctrinal ce qui était au départ qu'une discipline. Tout simplement. C'est comme la loi de l'Ancien Testament qui nous interdisait de manger du cochon. C'était un choix disciplinaire et non une doctrine. Les lois qui concernent la discipline peuvent changer et elles ont changé plusieurs fois dans l'histoire de l'Église. Et il n'y a rien qui peut empêcher qu'elle change encore, même la doctrine catholique ne peut pas toujours l'empêcher et parfois la doctrine encourage à changer la loi, si le contexte social le permet. Comme c'est le cas aujourd'hui avec l'ordination des femmes.

    Rome ne comprend plus le sens réel de ce passage de l'Évangile:

    "Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. " (Matthieu 16,19)

    La loi est vivante.

    Voici le témoignage d'un autre saint sur Marie Femme-Prêtre:

    “Marie ne pouvait s’enfuir loin du Calvaire parce que Dieu lui avait confié la mission de demeurer là en tant que prêtre, victime et médiatrice. Elle devait rester au Calvaire, près de la croix et du cœur de son Fils. Elle se tenait debout, droite, au Calvaire et accomplit sa fonction de prêtre. Elle se tenait au pied de la croix et y tint le rôle de victime. Elle est restée dans le cœur de Jésus et s’acquitta de sa tâche de médiatrice : forte dans sa première tâche, fidèle dans la seconde, dévouée dans la troisième... Marie a accompli sa première tâche, celle d’être prêtre.” St Antoine Marie Claret (1807 - 1870), Copiosa y vera collección de panegíricos, Rome 1860, vol. 3, pp. 390-391. 


    Voici le témoigne de trois Saint sur Marie femme-Prêtre 

    “Marie est la prêtresse [sacerdotissa] de justice parce qu’elle n’a pas épargné son propre Fils, non pour témoigner des souffrances de son Fils, mais dans la perspective du salut de la race humaine, prête à offrir elle-même le Fils de Dieu pour le salut du monde.” St Antoine de Florence (1389 - 1459), Summa Theologica Moralis, IV, Tit. 15, c. 3, §3.

    “Offrez votre Fils, ô Vierge sacrée et présentez au Seigneur le fruit béni de vos entrailles. Offrez pour notre réconciliation à tous cette hostie sainte, agréable à Dieu. Le Père acceptera pleinement l’oblation nouvelle, l’hostie très précieuse dont il a dit lui-même : ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour.’ ” (Mt 3, ). St Bernard de Clairvaux (1090 - 1153), “In Purificatione Mariae”, Sermo III, in Sancti Bernardi Opera Omnia, ed. J. Mabillon, Paris 1982, p. 370 col. b.

    “Après que la vierge sacrée soit arrivée à l’autel, s’étant agenouillée, enflammée par le Saint-Esprit plus qu’un séraphin, et tenant son fils dans ses mains, elle l’offrit comme un don et un sacrifice acceptable à Dieu en priant ainsi : ‘Acceptez, Père tout-puissant, acceptez cette oblation que je vous présente pour le monde entier, moi votre servante. Acceptez maintenant des mains de votre servante ce sacrifice très saint du matin, qui vous sera offert sur les bras de la croix comme sacrifice du soir. Daignez jeter un regard Père très saint sur ce que je vous présente et daignez être attentif à la raison pour laquelle je vous l’offre.’ ” St Thomas de Villeneuve (1486 - 1555), “Concio I in Purificationem”, Opera, Manila 1883, vol. 4, p. 397.  


     

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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2009/04/05 16:14:58 (permalink)
    Hausse subite des demandes d'apostasie au Québec
    by Guillaume Bourgault-Côté
    Le Devoir
    April 1, 2009

    Des dizaines de personnes ont officiellement renié leur appartenance à l'Église catholique depuis un mois
     
    Les récentes controverses impliquant le Vatican et l'Église catholique à travers le monde ont grandement choqué plusieurs catholiques au Québec. Assez pour qu'un nombre record d'entre eux déposent une demande d'apostasie, selon les chiffres du diocèse de Québec.


    Photo: Agence France-Presse
     
    La chancellerie du diocèse dirigé par le cardinal Marc Ouellet a ainsi reçu une cinquantaine de demandes d'apostasie dans le seul dernier mois. Selon le chancelier, Jean Pelletier, il y a habituellement une vingtaine de demandes par année. Pas plus.

    De mémoire, M. Pelletier ne se rappelle que d'un seul événement ayant provoqué des réactions aussi fortes, soit au moment de l'introduction du mariage gai au Québec. Une quarantaine de demandes d'apostasie avaient alors été reçues, émanant principalement de personnes homosexuelles désirant dénoncer l'opposition de l'Église à ce type de mariage.

    Le Devoir a pour sa part reçu cette semaine des lettres d'opinion faisant état de démarches d'apostasie, dont une signée par un collectif de 26 personnes (elle est reproduite aujourd'hui en page A 8).

    Au diocèse de Montréal, la chancellerie observe une politique de confidentialité quant aux statistiques sur l'apostasie. Si les données sur les mariages ou les baptêmes sont publiques, l'acte d'apostasie est considéré comme confidentiel, indique le chancelier, Michel Parent.

    Ce dernier confirme toutefois que l'écart observé à Québec se vérifie aussi à Montréal en ce mois de mars. «Chaque fois qu'il y a une prise de parole [du pape ou des autorités] qui dérange, des propos controversés sur des comportements moraux, on sent une poussée» du nombre de demandes d'apostasie, souligne M. Parent.

    Une demande d'apostasie -- l'abandon de la foi -- est la façon officielle de quitter l'Église catholique (les termes «excommunication» ou «débaptisation» sont parfois utilisés, à tort). Les futurs ex-catholiques doivent écrire à leur diocèse et remplir un formulaire. L'Église engage généralement un dialogue avec ces personnes, mais accepte toutes les demandes.

    La démarche est plutôt symbolique, indique le sociologue et théologien Louis Rousseau, professeur à l'UQAM. Mais elle révèle beaucoup du degré d'exaspération de ses auteurs. «Ça veut dire qu'il y a clairement des bornes qui ont été dépassées», dit-il en rappelant qu'avoir recours au droit canonique est «rare» dans notre société laïque.

    «Ça renvoie à un jugement de rejet total qui va beaucoup plus loin qu'un simple désaccord sur les croyances religieuses», estime M. Rousseau.

    Brésil

    C'est vraiment la décision d'un archevêque brésilien d'excommunier, début mars, la mère d'une fillette de neuf ans et les médecins ayant pratiqué un avortement sur cette enfant enceinte de jumeaux après qu'elle eut été violée par son beau-père qui a provoqué ces réactions à Québec, souligne Jean Pelletier.

    «Ça a choqué bien du monde», dit M. Pelletier en parlant d'une «gaffe monumentale» faite par un archevêque qui s'est «mis les pieds dans les plats jusqu'à la ceinture» en interprétant mal le droit canonique.

    Le Vatican a dans un premier temps défendu cette décision, par la voix du préfet de la Congrégation pour les évêques.

    En écho au tollé mondial qui a suivi, le président de l'Académie pontificale pour la vie à Rome a toutefois rectifié le tir un peu plus tard, en critiquant la décision de son collègue brésilien et l'appui du Vatican.

    Le chemin ouvert, plusieurs ont ensuite emboîté le pas, notamment les cardinaux Marc Ouellet et Jean-Claude Turcotte.

    Mais le mécontentement des catholiques a aussi été alimenté récemment par des commentaires émis par Benoît XVI lors d'un voyage en Afrique, où il a déclaré que le condom aggravait le problème du sida au lieu de le contenir. Sa décision de lever l'excommunication de l'évêque Williamson, un négationniste notoire, a également fait des vagues.

    Dissociation

    Initiatrice de la lettre ouverte collective, France Gagné indique avoir voulu signifier par son geste qu'elle se dissocie complètement des agissements du Vatican.

    «Je ne veux pas être associée, même indirectement, à des décisions qui m'horripilent, indique l'enseignante au collégial au cours d'un entretien. Je ne veux plus faire partie des statistiques.»

    Son groupe compte des gens de tous horizons. «Je me dis que s'il y avait un mouvement [d'apostasie], ça pourrait brasser la cage de cette Église», estime Mme Gagné.

    À Longueuil, le massothérapeute Jean Baillargeon et sa femme Louise Grégoire, conseillère pédagogique, ont fait exactement la même démarche que France Gagné: contacter leur diocèse et écrire une lettre d'opinion pour annoncer leur apostasie.

    Mariés religieusement, ils ont été membres de «mouvements se définissant comme d'obédience catholique». Aujourd'hui, ils ne veulent plus rien savoir. «Les récentes dérives de l'Église nous agressent profondément», dit M. Baillargeon.

    Il cite en ce sens les dossiers brésilien et africain, mais aussi la décision du cardinal Turcotte de remettre son insigne de l'Ordre du Canada à la suite de la nomination du docteur Henry Morgentaler, promoteur de l'avortement.

    «Nous ne voulons plus être associés de près ou de loin à cet organisme autocratique», écrivent M. Baillargeon et Mme Grégoire, qui «souhaitent bon courage aux chrétiens progressistes qui luttent encore au sein de l'Église».

    Ce type de décision ne surprend pas Louis Rousseau. «Il y a eu récemment une cascade d'événements qui vont contre le sens élémentaire de l'humanité», dit-il en soulignant la fracture entre la hiérarchie de l'Église et le commun des catholiques.

    Selon Statistique Canada, 83 % des Québécois se définissent comme étant catholiques. La pratique active ne concernerait toutefois que le quart de la population.

    http://www.ledevoir.com/2009/04/01/243074.html
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2009/04/05 16:16:31 (permalink)
    L'Église doit s'inquiéter du mouvement d'apostasie, disent des théologiens 
    by Guillaume Bourgault-Côté
    Le Devoir
    April 2, 2009

    Les demandes d'apostasie en hausse dans les diocèses de Québec et de Montréal se mesurent aussi à Sherbrooke. Le phénomène ne renversera évidemment pas l'Église, mais il a son importance, jugent les théologiens.


    Photo: Agence Reuters
     
    La hausse substantielle des demandes d'apostasie aux diocèses de Québec, de Montréal et de Sherbrooke forme la trame d'un «mouvement significatif», estiment plusieurs théologiens.

    Hier, le diocèse de Sherbrooke a lui aussi confirmé observer une augmentation des demandes d'apostasie -- la manière officielle pour les catholiques de rompre avec l'Église ou avec la foi -- depuis les controverses qui ont secoué l'Église ces dernières semaines.

    Le Devoir d'hier révélait que le diocèse de Québec (qui dessert un million de catholiques) avait reçu 50 demandes d'apostasie en un mois, contre une vingtaine en temps normal et sur une base annuelle. À Montréal, on signalait une proportion similaire.

    Les contrecoups du débat au sujet de l'excommunication d'une équipe de médecins qui a pratiqué un avortement sur une fillette de neuf ans enceinte de jumeaux après avoir été violée par son beau-père au Brésil, ainsi que les propos du pape sur l'usage du condom comme arme inefficace pour combattre le sida en Afrique, ont donc amené une dizaine de personnes à signifier leur désir de quitter l'Église catholique en Estrie (250 000 catholiques officiellement recensés).

    «Par rapport à la normale, ce sont des proportions similaires à ce qui se passe à Québec», indique le chancelier du diocèse de Sherbrooke, Guy Boulanger.

    Le diocèse de Chicoutimi a pour sa part refusé de donner quelque chiffre que ce soit. À Trois-Rivières, on indiquait qu'il y avait eu peu de demandes («moins de cinq»), mais on n'a pas donné plus d'information.

    Lundi, le diocèse de Montréal a expliqué au Devoir que les données concernant les demandes d'apostasie sont jugées confidentielles, contrairement aux statistiques sur les mariages et les baptêmes. On était toutefois prêt à dévoiler les données concernant les apostats qui ont réintégré l'Église...

    Mouvement significatif

    En chiffre absolu, les demandes d'apostasie représentent une goutte d'eau dans un océan. Mais l'Église aurait tort de sous-estimer ce mouvement, croient les théologiens interrogés hier.

    «C'est un mouvement très significatif, estime Marie-Andrée Roy, de l'UQAM. Les gens qui posent ce geste font une démarche pro-active, ce n'est pas une simple indifférence. C'est signe qu'il se passe quelque chose qui dérange profondément.»

    Mme Roy doute que le mouvement prenne une «ampleur considérable», mais elle juge qu'il va «mettre de la pression sur le bras de fer qui se déroule à l'intérieur de l'Église», tant au Québec qu'au Vatican, entre les catholiques plus progressistes et la hiérarchie ecclésiastique.

    «Une démarche de ce type-là est plutôt radicale, indique Gilles Routhier, de l'Université Laval. Mais ça indique forcément que plusieurs personnes ont été ébranlées par les récents événements», sans pour autant l'exprimer publiquement.

    Ce geste «radical», M. Routhier le place dans un contexte où l'Église manque peut-être de canaux de communication. «Les conséquences d'une apostasie ne sont pas très importantes pour quelqu'un qui ne pratique pas. Mais c'est un cri de personnes qui ne sont pas indifférentes, et qui vont jusque-là parce que c'est devenu l'ultime manière pour elles de se faire entendre.»

    http://www.ledevoir.com/2009/04/02/243303.html
    Sophie
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    RE: Pourquoi l'Eglise Catholique censure la place de la femme? 2009/04/05 16:17:06 (permalink)
    La barque de Pierre aux mains de pirates vêtus de pourpre
    Opinion
    Le Devoir
    April 3, 2009

    Le gouvernement de l'ÉÉglise catholique vit une crise profonde. Le pape Ratzinger se réévèèle un pilote malhabile et des voix s'éélèèvent pour demander sa déémission. Jamais, depuis la rééforme protestante, la réévolte n'avait éétéé expriméée de faççon si ouverte et si radicale par les chréétiens de tous ââges. La vague d'apostasies qui frappe de nombreuses ééglises dans le monde en est un indice. Certains quittent avec fracas.

    Les méédias sont accuséés de mauvaise foi, d'avoir citéé le pape hors contexte; on rejette aussi le blââme sur les proches collaborateurs du pape, les pointant comme les responsables de ces béévues. Pourtant, Benoîît XVI n'est pas une victime de la curie romaine; il en a fait partie depuis 1981 et en a fortifiéé le pouvoir alors qu'il déébusquait les erreurs et rééduisait au silence thééologiens, prêêtres, éévêêques: Jacques Gaillot, Hans Küüng, Edward Schillebeeckx o.p., Charles Curran, Robert Haihgt s.j., Andrew Fox, Eugen Drewermann, Matthew Fox, o.p., Tissa Balasuriya o.m.i., Josef Imbach, Thomas J. Reese s.j., réédacteur de la revue jéésuite America, Jacques Dupuis, s.j. et une grande partie des thééologiens de la libéération comme Leonardo Boff o.f.m., Jon Sobrino s.j. et Ivone Gebara.

    Des irritants

    L'exclusion et la marginalisation des femmes est un irritant majeur. Alors que rien dans la Bible ne s'oppose àà l'ordination des femmes, celles-ci sont exclues du sacerdoce, de l'éépiscopat et de la papautéé et des postes de responsabilitéé eccléésiale, sous préétexte que Jéésus ne peut êêtre repréésentéé que par des hommes. Benoîît XVI interdit formellement de déébattre ce sujet et en fait une vééritéé intouchable.

    Durant la visite du pape au Bréésil, les autochtones des Améériques ont rééagi avec colèère àà ses propos àà savoir que les ««Indiens»» espééraient silencieusement le Christ àà l'arrivéée des Europééens. Sûûrement que le pape ignore que les repréésentants de l'ÉÉglise catholique de ce temps-làà, sauf d'honorables exceptions, furent complices, en collusion, et béénééficiaires d'un des géénocides les plus horribles dont l'humanitéé a pu êêtre téémoin. Plus de 70 millions de morts... Tout cela, ils l'ont fait sur le préésupposéé philosophique et thééologique que nos ancêêtres ««n'avaient pas d'ââme»».

    Le pape Ratzinger refuse aussi le pluralisme religieux. Il ne considèère pas les autres confessions chréétiennes comme de vééritables ééglises, ce qui brouille les relations oecumééniques. ÀÀ Ratisbonne, les musulmans ont éétéé offenséés lorsqu'il a citéé un texte ancien qui parlait de Mahomet comme quelqu'un qui n'a professéé ««que des choses mééchantes et inhumaines»». En rééintroduisant la messe en latin, il a ramenéé une prièère pour la ««conversion des juifs»» dans la liturgie du vendredi de la Passion, ce qui a provoquéé des protestations. En levant l'excommunication de quatre éévêêques intéégristes qui professent l'antiséémitisme, l'indignation a atteint un paroxysme dans le monde juif.

    Plus réécemment

    Des éévéénements réécents ont mis le feu aux poudres: d'abord Benoîît XVI, coupléé au préésident italien Berlusconi, a condamnéé le déébranchement d'Eluana, une jeune femme dans un éétat véégéétatif sous respirateur depuis 17 ans et alimentéée par voie intraveineuse, comme s'il s'agissait d'un meurtre. Cette insensibilitéé s'est aussi affirméée sur le plan international alors que le Saint-Sièège s'est opposéé àà la proposition de la France devant les Nations unies de déécriminaliser complèètement l'homosexualitéé dans le monde, puisque dans huit pays encore l'homosexualitéé est punie de mort.

    L'excommunication de la maman et de l'ééquipe méédicale qui a procéédéé àà l'interruption de grossesse d'une fillette de neuf ans au Bréésil a mis en éévidence un fait trop préésent dans l'ÉÉglise catholique: l'insensibilitéé, le manque de compassion et de gros bon sens, et la manie d'assééner des lois et des dogmes sur la têête des gens.

    En Afrique, oùù il a affirméé que ««l'on ne peut vaincre le sida avec la distribution de prééservatifs; au contraire, cela augmente le problèème»», le pape entrait en contradiction avec les efforts surhumains des scientifiques et humanitaires qui luttent contre cette pandéémie qui tue des millions d'Africaines et d'Africains.

    Cela doit changer

    Des rééformes profondes s'imposent. L'ÉÉglise catholique a éétéé sééquestréée et déétournéée par la curie romaine depuis dééjàà trop longtemps. La barque de Pierre est aux mains de pirates vêêtus de pourpre. ««La curie moderne est une machinerie gigantesque, improductive et inutile. Il y a 35 cardinaux àà Rome. Ils sont diviséés en groupes antagoniques, et ils se consacrent àà conspirer et àà se chercher des complices dans les corridors»», confie Filippo di Giacomo, prêêtre, journaliste et juge eccléésiastique àà Rome.

    Le pape doit êêtre libééréé du Vatican et ne plus êêtre le chef d'un ÉÉtat symbolique de 0,44 km2 ni se faire repréésenter dans tous les pays du monde par des ambassadeurs auprèès des gouvernements. Les nonces apostoliques ne sont pas des pasteurs, mais des fonctionnaires avec un trop grand pouvoir. Ils préésentent les candidats àà l'éépiscopat àà Rome; neuf des 19 éévêêques quéébéécois seront nomméés dans les deux prochaines annéées sans consultation des communautéés concernéées. Le nonce àà Ottawa procéédera dans le plus grand secret avec l'accord du Vatican. C'est inacceptable.

    Il faut redonner aux éévêêques, uniques successeurs des apôôtres, leur rôôle de dirigeants des ééglises locales et assumer colléégialement la gouvernance de l'ÉÉglise universelle avec le pape. Nous ne voulons plus d'une ÉÉglise pyramidale, autoritaire et machiste qui exclut et excommunie; nous voulons que le message de Jéésus soit véécu et traduit dans les grandes causes de la justice et de la paix, des droits humains dans la sociéétéé et dans l'ÉÉglise, en dialogue avec les hommes et femmes de partout, croyants ou non. Nous voulons une ÉÉglise fraternelle, ouverte et accueillante, une ÉÉglise samaritaine disposéée àà donner la vie pour que l'humanitéé et la planèète vivent pleinement. Nous voulons une ÉÉglise oùù il fait bon penser et chercher la vééritéé librement, sans l'omerta qui préévaut actuellement. Nous voulons une ÉÉglise qui aime le monde àà la folie, comme Jéésus nous l'a enseignéé.

    Claude Lacaille
    Prêtre des Missions-Étrangères Trois-Rivières
    Canada

    http://www.ledevoir.com/2009/04/03/243449.html
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